1266 heures d’enseignement pratique dont
246 heures en cours magistraux et
1020 heures en travaux pratiques.

 

Les enseignements pratiques ont pour principal objectif de former l’étudiant au geste ostéopathique ; les tests et techniques à mettre en œuvre afin d’établir un diagnostic et prodiguer un soin. Le second objectif sous-jacent consiste à transmettre à l’étudiant une méthode et des moyens de mise en œuvre du diagnostic dans le cadre de ses futures consultations. L’essentiel de ces enseignements, correspondant à l’UE 5 et l’UE 7, est dispensé en petits groupes de 24 étudiants.

L’enseignement pratique débute par des modules d’anatomie palpatoire et de palpation ostéopathique afin de former la main de l’étudiant. Ensuite les modules d’enseignements des techniques de test et de traitement ostéopathique sont abordés par zone anatomique :

  1. Région appendiculaire inférieur
  2. Région lombo-pelvi-abdominale
  3. Région thoraco-scapulaire
  4. Région appendiculaire supérieure
  5. Région cervico-céphalique

Le pôle pratique a pour rôle également de développer les compétences ostéopathiques pour préparer son intégration clinique. L’étudiant doit apprendre à mener une consultation ostéopathique du début à la fin : de l’anamnèse au traitement, à établir un diagnostic différentiel et un diagnostic ostéopathique, établir une anamnèse en relation avec le motif de consultation afin de choisir les manipulations à effectuer en prenant en compte le diagnostic ostéopathique et le patient.


La technique ostéopathique dépend du diagnostic, de l’opinion du thérapeute et de son environnement.
Tout l’art de l’ostéopathe consiste à adapter le traitement à chaque patient.


 

 

LES TECHNIQUES MUSCULO-SQUELETTIQUES

 

Ces techniques reposent sur les différents principes ostéopathiques : elles permettent une amélioration de la vascularisation, une reprogrammation proprioceptive de l’articulation et le rétablissement de la liberté du mouvement. Ces techniques sont utilisées en accord avec la physiologie, la biomécanique et l’anatomie.

  • Les techniques structurelles : ces techniques sont issues d’un héritage de Still. Elles portent sur les limitations réversibles de la mobilité d’une articulation. Les manipulations directes à leviers courts sont rapides et de basse amplitude, dans le sens de la restauration de la mobilité physiologique.
  • Le Traitement Ostéopathique Général (TOG) : le TOG doit son fondement à J.M Littlejohn, élève de A.T. Still. Au milieu du XXe siècle, J.Wernham, élève de Littlejohn, développa l’aspect biomécanique du TOG . Le TOG est une méthode à visée diagnostique et thérapeutique qui intéresse tout le corps.

 

 

LES TECHNIQUES MYOFASCIALES

 

  • Les techniques fasciales : ces techniques « douces » applicables dans de multiples circonstances reposent sur l’aptitude de l’ostéopathe à diagnostiquer les dysfonctions somatiques et à rééquilibrer les tensions tissulaires. La prise en charge par les techniques fasciales permet de relancer la vitalité, le fonctionnement et le dynamisme du corps du patient.
  • Les techniques musculaires : ces techniques, appelées également myotensives, consistent en un système de diagnostic et de traitement des pathologies de l’appareil locomoteur et des affections des organes qui en sont la conséquence. Les muscles y jouent un rôle primordial. 

 

 

 LES TESTS

 

  • Les Tests Ostéopathiques Articulaires (TOA) : ces tests mettent en exergue les dysfonctions éventuelles d’une articulation afin d’en faire un diagnostic ostéopathique. L’acquisition de ces tests est une des premières étapes de l’apprentissage du métier d’ostéopathe.
  • Les tests orthopédiques : ces tests, utilisés par l’ensemble du corps médical, permettent de vérifier qu’il n’y a pas de lésion anatomique. En cas de lésion, l’ostéopathe ne pourra prendre en charge le patient et devra l’orienter vers un autre professionnel de santé. Ces tests sont également nommés « tests d’exclusion ».

 

 

LES TECHNIQUES VISCÉRALES

Dès les débuts de l’ostéopathie, des techniques prenant en charge les viscères ont été utilisées. Mais l’on doit à J-P. Barral et P. Mercier le développement d’une multitude de techniques qui a mené l’ostéopathie vers sa notoriété actuelle dans ce domaine. Il s’agit de diagnostiquer et traiter les restrictions de mobilité existant entre les organes de la sphère viscérale.

Les différentes enveloppes fixant les organes au niveau de l’appareil locomoteur permettent de mettre en mouvement l’articulation viscérale. Une bronchite, un dysfonctionnement gastro-oesophagien, une inflammation chronique de la vessie sont autant de pathologies susceptibles d’être prises en charge par les techniques viscérales.

 

 

LES TECHNIQUES CRANIO-SACREES

 C’est à W.G. Sutherland que l’on doit la création de ce concept et le développement de ces techniques. Dès les années 20, cet élève de Still a établi la thèse selon laquelle les os du crâne seraient mobiles et que cette mobilité serait en relation avec la mobilité du sacrum (avant-dernier os de la colonne vertébrale). Les différents os du crâne sont ainsi palpés par rapport à leur liberté de mouvement, en utilisant des gestes spécifiques sous couvert de connaissances anatomiques exactes. Les dysfonctionnements des nerfs crâniens, les migraines et les torticolis sont autant de troubles que ces techniques prennent en charge.

 

 

 

LES PARAMETRES MINEURS

Ce sont des techniques structurelles extrêmement fines et précises qui vont mettre en jeu un minimum de levier pour des techniques plus appréciées par le patient.